La partie la plus ancienne de l'Avouerie est son remarquable donjon du XIIIe siècle, édifié en moellons irréguliers de calcaire. De plan carré, haute de cinq étages, cette tour de défense a été légèrement remaniée, surélevée et crénelée, sous pavillon mansardé d'ardoises, à coyaux et piqué d'une girouette (1757). Une seule entrée, à 3 m du sol, donnait accès à la tour. A l'intérieur, à la base des ouvertures, on remarque des sièges de guetteurs en pierre.
Autour du donjon s'articule le château construit en 1648 et les dépendances en U, datant de 1642-1645. Le corps de logis est flanqué de deux tours carrées (primitivement, quatre tours). La façade actuelle est composée de quatre travées de baies à meneau au rez-de-chaussée et à croisée à l'étage. Les combles s'étendent sur trois demi-niveaux aérés par de petites ouvertures rectangulaires. Ce corps de logis est protégé par une imposante bâtière d'ardoises à croupettes.
Depuis 1835, deux incendies ont provoqué des dégâts importants à l'Avouerie: destruction d'un tiers du corps principal du château, de deux tours, d'une partie des dépendances, ainsi que du portail de l'entrée principale. Les dépendances restantes sont aujourd'hui morcelées en petites habitations.
On peut distinguer trois (3) périodes "d'Urbanisme" bien précises:
- du XIIe à la fin du XIXe siècle: constructions en pierres (grès ou calcaire) du pays, toitures en ardoises, encadrements des baies en pierre bleue
courant XXe siècle: constructions en briques rouge-brun et en tuiles foncées, parfois quelques bandeaux cimentés. Pas de débordants de toiture, et avec un faîte parallèle à l'axe de la route.
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