Le portrait du Brabant Flamand
La province compte 65 communes, 35 dans l’arrondissement administratif de Hal-Vilvorde, 30 dans l’arrondissement de Louvain. Elle présente une forme allongée (90 km dans l’axe est-ouest et 40 km dans l’axe nord-sud). Sa superficie de 2.106 km² en fait la plus petite des provinces flamandes. Avec une population de plus d’un million d’habitants et une densité de 467 habitants par km², elle occupe, derrière Anvers, le deuxième rang parmi les provinces belges.
Le relief du Brabant flamand est vallonné, le sol s’élève progressivement du nord au sud, le sommet (139 m) étant atteint dans la forêt de Soignes. La province appartient au bassin hydrographique de l’Escaut; elle est parcourue par le Rupel, la Dendre, la Senne, la Dyle et la Gette. Les communes du nord (Londerzeel, Merchtem et la Campine brabançonne autour de Keerbergen) appartiennent à la plaine flamande.
Le Pajottenland, le pays de Pierre Bruegel l’Ancien, qui couvre l’ouest de la province, de Galmaarden-Beersel à Hekelgem, est déjà nettement plus vallonné. La partie boisée (forêt de Soignes, bois de Hal), sud de Bruxelles, porte le nom de Senne et Soignes. Proche de la frontière linguistique, elle s’étend de Hal à Overijse. Au nord de Louvain, grosso modo entre la Senne et la Dyle, on trouve la région sablo-limoneuse brabançonne, la région potagère du Brabant.
Il y a aussi le Hageland (Aarschot, Diest et Scherpenheuvel-Zichem), la région des vergers basse tige et des nouveaux vignobles, ainsi qu’une partie de la Hesbaye brabançonne (Tirlemont, Léau). Au sud de Louvain s’étendent les bois de Heverlee et la forêt de Meerdaal, la région verte de Bierbeek, Haasrode, Heverlee, Oud-Heverlee, Sint-Joris-Weert, Vaalbeek… .
Le secteur tertiaire offre les trois quarts des emplois. Le Brabant flamand produit la moitié des fleurs coupées et du chicon belge. Il est, après le Limbourg, le deuxième producteur de fruits du pays (pommes, poires, pêches, cerises, fraises, framboises…, surtout dans le Hageland et le Pajottenland).
A Werchter, où le Démer et la Dyle confluent, nous sommes aux portes du Hageland. Jusqu´à la fin du 19e siècle, Werchter dut sa prospérité à la navigation fluviale. Via le Démer et la Dyle, les coches d´eau assuraient le transport de marchandises vers ou en provenance de Malines, Anvers, Aarschot, Zichem et Diest.