Buvrinnes représente un territoire relativement vaste par rapport aux villages environnants puisqu’il couvre environ 1.625 hectares. Plus de 1.000 hectares sont encore actuellement cultivés par les quelques exploitations agricoles restantes. En plus des terres agricoles, une partie plus boisée s’étend sur l’est et plusieurs zones humides au nord (étangs, marécages).
Le territoire est habité dès l’Antiquité, comme en attestent les sépultures romaines découvertes en 1966. Cependant, on retrouve pour la première fois le nom de Buvrinnes vers 868-869, dans une liste de villages où l’abbaye de Lobbes possède des biens. Autrefois terre appartenant aux comtes de Hainaut (XIIIe siècle), Buvrinnes compte à la fin du Moyen Âge (et jusqu’au XVIIIe siècle) deux seigneuries, celles de Walhain et de Fantignies. Le village est ravagé par les troupes françaises en 1695 et, en 1794, les Français y livrent des combats sanglants contre l’armée autrichienne. Au XIXe siècle, l’économie y est prospère : on y compte plusieurs briqueteries, cultures de tabac, des élevages de bétail et de chevaux. Une ligne de chemin de fer desservira le village jusque dans l’Entre-deux-guerres.
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